Changer
de regard


L’itinérance ne se résume pas à ce qu’on voit

Elle peut être visible.
Elle peut être cachée.
Elle peut toucher des personnes de tous âges.

Il n’y a pas une seule façon de vivre l’itinérance.

Découvrez trois parcours pour voir l’itinérance autrement et les ressources qui accompagnent celles et ceux qui la vivent.

Christine
Devenir invisible pour se protéger.

L’itinérance au féminin se définit notamment par son invisibilité. Bien que présentes dans l’espace public, les femmes peuvent camoufler leur situation d’itinérance pour des raisons de sécurité, de dignité ou de préservation de leurs liens sociaux. 2

Christine avait ses repères, ses responsabilités et des chiens dont elle prenait soin. Pourtant, elle a elle aussi connu une période d’itinérance.

Parcours de vie

Il y a une dizaine d'annéesDéclencheur

Repartir de zéro

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Une mauvaise fréquentation la mène à vivre une période d’incarcération. À sa sortie, elle n’a plus de logement ni de ressources et doit repartir de zéro.

PuisEmbûche

Perte de son logement

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Elle réussit à se reloger, mais sa situation demeure fragile. Un conflit avec son propriétaire mène à une intervention policière qu’elle décrit comme fondée sur un faux appel au 911. Elle perd son logement, une partie de ses ressources et ses repères.

Suite à ce conflitPoint de bascule

Quand les difficultés s'accumulent

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Lors de son arrestation, elle subit une importante commotion cérébrale. Les séquelles, notamment des pertes de mémoire, s’ajoutent aux difficultés physiques, psychologiques et financières qu’elle traverse déjà.

Pendant plusieurs annéesItinérance

Se déplacer pour se protéger

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Elle dort parfois dans une voiture, se déplace à vélo durant la nuit et cherche des endroits où elle peut se sentir suffisamment en sécurité pour dormir, se laver et reprendre son souffle.

Pour elle, les femmes en situation d’itinérance sont souvent moins visibles. Par peur, par honte ou pour se protéger, elles évitent les lieux associés à l’itinérance et tentent de passer inaperçues.

« On voit plus d’hommes, mais les femmes, justement, elles vont se cacher, pour leur sécurité. »
-Christine
Il y a environ 7 ansAide reçue

Retrouver du soutien

▾

Des travailleuses de rue, l’organisme PECH et d’autres professionnel·le·s commencent à se coordonner autour de sa situation. Peu à peu, elle se bâtit un réseau vers lequel se tourner lorsqu’elle traverse une crise ou a besoin d’aide.

Il y a 6 ansTournant

Enfin un chez-soi

▾

Après plusieurs années d’errance et d’attente, elle obtient un logement subventionné. Pour elle, cette stabilité devient une condition essentielle pour reprendre soin d’elle et commencer à se reconstruire.

Aujourd'huiMaintenant

Aider à son tour

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Après plusieurs années en logement, elle commence progressivement à retrouver une stabilité. Elle demeure toutefois marquée par les traumatismes, l’épuisement et les séquelles de son parcours.

Impliquée comme paire aidante au Projet L.U.N.E, elle accompagne maintenant d’autres personnes qui vivent des réalités semblables. Ce qui l’a aidée à se relever devient à son tour une façon de soutenir les autres.

Ne pas voir une femme dans la rue ne signifie pas qu’elle n’y est pas.

Réalités du parcours
Difficulté d’accès au logement

L’accès limité à des logements subventionnés, abordables et adaptés aux besoins particuliers des femmes constitue un obstacle important à la sortie durable de l’itinérance.

Un accès limité aux ressources

Le manque de places en hébergement et les difficultés d’accès aux services peuvent prolonger des situations de précarité et contribuer à leur détérioration.

Une insécurité accrue

Plus de femmes arrivent à la rue et sont confrontées à l’insécurité et aux violences qui en découlent.

Christine n’est pas un cas isolé

Quelques chiffres pour mieux comprendre la réalité derrière ce parcours.

1 500
femmes vivent en situation d'itinérance visible.3
29 %
des personnes en situation d'itinérance au Québec sont des femmes.4
32 %
des personnes en situation d'itinérance dans la Capitale-Nationale sont des femmes.5
24 %
des femmes en situation d'itinérance sont à la rue en raison de mauvais traitements, contre 6 % pour les hommes.6
3 femmes
sur 4
ont été victimes d'abus sexuel ou de violence avant leur situation d'itinérance.6

Ressources disponibles

Découvrez des organisations qui peuvent aider.

Clinique d’accompagnement juridique Droit de cité
La Clinique Droit de cité a pour mission d'accompagner les personnes en situation de marginalité dans la régularisation de leur situation judiciaire et dans la défense de leurs droits. L’organisme est aussi un espace de mobilisation collective pour agir sur les enjeux de profilage social et de judiciarisation de l'itinérance.
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Maison de Marthe
La Maison de Marthe est un organisme qui accompagne et soutient les femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution dans leur rétablissement et dans toutes les étapes du processus de sortie de la prostitution à travers des interventions individuelles, de groupes et collectives.
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PECH
PECH accompagne des personnes multi-éprouvées dans leur rétablissement. Les pratiques sont fondées sur la valorisation et la réactivation des forces, des rêves et des aspirations citoyennes des individus et des communautés.
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Projet Intervation Prostitution Québec (PIPQ)
Le PIPQ assure, grâce à ses trois volets de prévention et d'intervention, une présence significative et un accompagnement personnalisé à travers la trajectoire des personnes de tous âges qui sont actives, l'ont déjà été ou sont à risque de se trouver dans une dynamique prostitutionnelle ou d'exploitation sexuelle.
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Projet L.U.N.E
Projet L.U.N.E intervient, soutient et accueille les femmes, trans, queer, travailleuses du sexe ou victimes d’exploitation sexuelle par le biais de l’action communautaire dans une approche d’intervention par les paires, en respect avec une philosophie d’autonomisation afin d’améliorer leur qualité de vie.
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YWCA Québec
La YWCA est un milieu communautaire de loisirs et d’hébergement qui, par ses services diversifiés et inclusifs, offre des espaces sécuritaires assurant le bien-être et l’épanouissement de toutes les femmes et toutes les filles.
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Tiff
Parfois, l’itinérance se vit d’une adresse à l’autre.

L’itinérance cachée se définit par une situation d’hébergement temporaire, en l’absence d’autres options en matière d’habitation. Elle peut notamment se manifester lorsqu’une personne est hébergée par sa famille ou des amis, sans avoir de véritable droit d’occupation.7

Avant de vivre une situation d’itinérance, Tiff avait une vie bien établie, un emploi et une famille. Son parcours montre que l’itinérance peut toucher des personnes qui, en apparence, ont tout pour être à l’abri.

Parcours de vie

Début 2024 Déclencheur

Quand s’affirmer change tout

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Après avoir longtemps vécu avec le sentiment de devoir cacher une partie d’elle-même, elle exprime ouvertement son identité de femme trans. Cette étape importante entraîne une rupture douloureuse avec son ex-conjointe et des épisodes de violence psychologique.

«Ce qui en a découlé, c’est une grande instabilité émotionnelle.»
-Tiff

Les mois qui suiventEmbûche

À bout de ressources

▾

Déjà confrontée à des difficultés liées à ses fonctions exécutives, elle voit ses capacités se détériorer. Les démarches administratives les plus simples deviennent difficiles à accomplir, notamment celles nécessaires au maintien de ses revenus.

Même si elle bénéficie de protections d’assurance liées à son emploi, elle n’arrive pas à effectuer les démarches à temps. À partir d’août 2024, elle se retrouve pratiquement sans ressources financières.

À partir d’août 2024Embûche

Voir ses repères disparaître

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Privée de revenus pendant plusieurs mois, elle accumule les difficultés financières. Elle perd graduellement sa stabilité, puis la garde de ses enfants, alors qu’elle n’arrive plus à maintenir un environnement de vie stable.

Pour elle, l’itinérance est aussi liée aux violences et aux traumatismes dont il peut être difficile de se relever.

«Chez soi, ça ne devient plus un chez soi. L’itinérance, chez moi et je pense chez beaucoup, elle est suite aux violences qu’on subit, dont on n’arrive pas à se relever. »
-Tiff
2025Point de bascule

Perdre son chez-soi

▾

La maison qu’elle possède avec son ex-conjointe doit finalement être vendue pour éviter une situation financière encore plus difficile. Elle perd ainsi le dernier point d’ancrage qui lui restait. Elle se retrouve alors sans chez-soi.

Juillet à décembre 2025Itinérance

D’une adresse à l’autre

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Pendant six mois, elle est accueillie chez différentes amies. Elle n’est pas dans la rue. Elle n’est pas dans un refuge. Mais elle n’a pas de logement stable.

Son parcours illustre une réalité souvent méconnue : l’itinérance peut aussi se vivre d’un divan à l’autre, d’une adresse à l’autre, en comptant sur la générosité de son entourage pour avoir un endroit où dormir.

Pendant cette périodeTournant

Trouver une façon de tenir

▾

Les épreuves vécues l’amènent aussi à consommer des substances. Puis, elle découvre l’art, qui lui offre une autre façon de traverser cette période et de réduire sa consommation.

Au milieu de l’instabilité, elle découvre la solidarité, l’entraide et une forme d’humanité inattendue.

« Malgré tout, dans les situations d’itinérance, on découvre quand même beaucoup d’humanité.»
-Tiff
Aujourd’hui Maintenant

Retrouver ses repères

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Son parcours lui a montré que l’itinérance peut toucher des personnes qui, de l’extérieur, ne correspondent pas à l’image que l’on s’en fait.

Elle avait un emploi. Elle avait une maison. Elle avait un réseau. Puis, une succession de ruptures et de difficultés a fait basculer son quotidien.

Aujourd’hui, l’art demeure pour elle une façon d’avancer et de se reconstruire.

« Il y a quand même une note positive, même si c’est vraiment "hardcore". Il y a du beau quand même. »
-Tiff

L’itinérance n’a pas toujours l’apparence qu’on lui donne.

Parfois, elle se vit dans la rue.
Parfois, elle se vit derrière une porte qui n’est pas la nôtre.

Dans tous les cas, elle mérite d’être vue.

L’itinérance des personnes trans et non binaires peut notamment être liée aux difficultés d’acceptation et au sentiment d’exclusion dans les réseaux primaires de sociabilité (famille, école, ami·e·s), ainsi qu’à la peur de la violence. Ces motifs sont fréquemment évoqués parmi ceux pouvant contribuer au passage vers l’itinérance.

Réalités du parcours
Des répercussions sur la santé mentale

L’instabilité, l’isolement et les difficultés vécues peuvent contribuer à une détresse psychologique et avoir des répercussions importantes sur la santé mentale et le bien-être.

Être confronté·e à la violence liée à son identité

L’affirmation de son identité de femme trans peut entraîner des réactions de rejet ou de violence de la part de l’entourage, fragilisant davantage le sentiment de sécurité et les liens sociaux.

Une instabilité résidentielle accrue

La dépendance envers l’entourage pour se loger peut mener à des solutions d’hébergement temporaire, précaire ou instable, sans garantie de sécurité ou de continuité.

Tiff n’est pas un cas isolé

Quelques chiffres pour mieux comprendre la réalité derrière ce parcours.

+20 %
d'itinérance visible dans la Capitale-Nationale depuis 2022.8
14 %
des personnes ayant participé au dénombrement national de 2024 s'identifient comme 2ELGBTQI+ alors que cette population représente environ 4% de la population canadienne.9
8 %
de la population au Québec ayant déjà vécu un épisode d'itinérance cachée occupait un emploi.7
54 %
des épisodes d'itinérance cachée ont une durée de un à douze mois.7

Ressources disponibles

Découvrez des organisations qui peuvent aider.

Clinique d’accompagnement juridique Droit de cité
La Clinique Droit de cité a pour mission d'accompagner les personnes en situation de marginalité dans la régularisation de leur situation judiciaire et dans la défense de leurs droits. L’organisme est aussi un espace de mobilisation collective pour agir sur les enjeux de profilage social et de judiciarisation de l'itinérance.
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Comité Maison de chambres (CMCQ)
Le CMCQ travaille à l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant en maison de chambres. Il se préoccupe entre autres de la salubrité et de la sécurité dans ces logements et de la préservation des maisons de chambres.
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Répit Basse-Ville
Le Répit Basse-Ville offre des lieux d’accueil et d'apaisement destinés aux personnes vivant une situation d'itinérance. Au sein de ces lieux, il favorise prioritairement le tissage des liens significatifs par une approche à haut seuil d’acceptation.
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SPOT Clinique communautaire de santé et d'enseignement
SPOT améliore l'état de santé des personnes en situation d'itinérance, d'instabilité résidentielle, de marginalisation, de désaffiliation et de vulnérabilité qui sont non rejointes par l'offre de soin actuelle du réseau public. Elle forme une relève professionnelle sensibilisée aux enjeux sociaux et aux besoins de santé de ces personnes.
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R.A.P Jeunesse
Le R.A.P Jeunesse mise sur l'approche globale du travail de rue pour favoriser le mieux-être des adolescent·e·s, des jeunes adultes ou de toute personne vivant des situations marginalisantes, qui sont en rupture avec leur milieu ou qui éprouvent des difficultés de tout ordre. L'organisme va à leur rencontre dans leurs milieux de vie (rue, parc, lieux publics, appartement, etc.), et tisse des liens de confiance avec les personnes qu'il côtoie sur le terrain et avec différents acteurs de leur communauté.
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Maison des jeunes Beauce-Sartigan
La MDJ est un lieu de rencontre animé pour les adolescent·e·s âgé·e·s entre 12 et 17 ans qui, au contact d'adultes significatifs, enrichissent leurs temps libres et contribuent à stimuler leur désir de grandir et de se prendre en main. Le service de travail de rue offre une personne de référence présente dans les milieux de vie des jeunes de 12 à 35 ans avec une attitude de non-jugement et des discussions confidentielles.
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Tania
Quand l’itinérance commence tôt, ses traces peuvent durer longtemps.

L’itinérance jeunesse se définit par toute situation d’itinérance vécue entre 13 et 24 ans. Elle se distingue de celle vécue à l’âge adulte par les causes, les conséquences et les interventions qu’elle requiert.10

Tania est une maman aimante et passionnée, qui avait des rêves pour son avenir. Déterminée à avancer malgré les difficultés, elle a pourtant vécu quatre années d’itinérance.

Parcours de vie

Il y a plusieurs années Déclencheur

Quand tout bascule

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À la suite d’un accident, elle perd la garde de ses enfants. Au début, elle peut encore les voir, mais les contacts diminuent peu à peu jusqu’à être complètement interrompus.

La garderie se trouve pourtant juste en face de son appartement. Elle les entend arriver le matin et les observe de loin par la fenêtre, sans pouvoir leur parler.

PuisPoint de bascule

La douleur devient trop lourde

▾

La pandémie vient couper encore davantage les contacts avec ses enfants. La douleur devient difficile à soutenir et elle replonge dans la consommation.

Elle se retrouve entourée de personnes qui vivent elles aussi des situations difficiles et cherche, dans l’adrénaline et la consommation, une façon de se sentir exister malgré la perte de ce qui comptait le plus pour elle.

Pendant quatre ansItinérance

Survivre comme elle le peut

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Elle quitte Québec et vit pendant quatre ans une forme d’itinérance qui la mène d’un endroit à l’autre.

Elle accepte les emplois qu’on lui propose, de la toiture au ménage. Elle devient aussi travailleuse du sexe. Peu à peu, le travail du sexe devient pour elle une façon de survivre et d’échapper à une peine devenue trop lourde.

« N’importe quel travail qu’on pouvait m’offrir, je l’acceptais. »
-Tania

Au fil des annéesPoint de bascule

Voir la mort de près

▾

La consommation prend de plus en plus de place. Elle fait trois surdoses et est témoin de situations qui la confrontent à la violence et à la mort. Elle voit des personnes s’effondrer, des surdoses, des meurtres.

Puis, un jour, quelque chose change.

« Un déclic. J’ai décidé de me relever. »
-Tania
À son retour à QuébecTournant

Donner une nouvelle direction à sa vie

▾

Depuis qu’elle est jeune, elle rêve de travailler dans le domaine de la coiffure et adore les animaux. Elle imagine alors une façon de réunir ses deux passions : devenir toiletteuse.

En cherchant de l’aide financière, elle est dirigée vers Emploi-Québec. Une intervenante lui parle de La Dauphine, qui offre alors une formation d’aide-toiletteur.

Cette possibilité lui semble presque trop belle pour être vraie.

Au début de sa formationAide reçue

Avancer à son rythme

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Elle ne se sent pas prête. Elle consomme encore et n’a pas d’endroit où dormir. Mais quelqu’un lui offre un toit au bon moment.

À La Dauphine, elle rencontre une intervenante du programme JAD. Même lorsqu’elle ne se présente pas toujours, on ne l’abandonne pas. Ensemble, elles préparent son retour à l’école de toilettage. Et elle réussit.

« On a su me redonner confiance. »
-Tania

Aujourd'huiMaintenant

Trouver sa voie

▾

Elle termine sa formation en toilettage tout en étant accompagnée par une psychologue, qui l’aide encore aujourd’hui.

Cette réussite lui redonne le goût de poursuivre ses études secondaires. Elle choisit finalement de travailler dans le domaine qu’elle aime, tout en gardant l’idée de retourner aux études un jour.

Pour elle, La Dauphine lui a redonné bien plus qu’une formation.

Aujourd’hui, elle souhaite à son tour aider les autres. Son vécu lui permet de mieux comprendre la souffrance de celles et ceux qui traversent des épreuves semblables et de les accompagner.

« La Dauphine m’aura redonné l’espoir, la confiance et une vie. Une fois qu’on réussit à se relever, on peut enfin se sentir libre. »
-Tania

Son histoire n’est pas celle de toutes les personnes en situation d’itinérance jeunesse.
C’est la sienne.
Mais elle nous rappelle une chose : derrière chaque parcours, il y a une personne, une histoire et des possibilités.

Réalités du parcours
Vulnérabilité liée au travail du sexe

Exposition à des situations de violence, d'exploitation, de stigmatisation ou d'insécurité lors de l'exercice du travail du sexe, et ce, particulièrement en contexte de précarité.

Enjeux liés à la consommation

Des difficultés liées à la consommation peuvent accentuer la précarité et rendre plus complexe la recherche de stabilité et l'accès aux services

Rupture des liens et perte de repères

La rupture de liens familiaux, sociaux ou significatifs comme la perte de la garde de ses enfants peut entraîner un sentiment d’isolement, une perte de repères et une diminution du soutien disponible.

Tania n’est pas un cas isolé

Quelques chiffres pour mieux comprendre la réalité derrière ce parcours.

33 %
des jeunes qui sortent d’un placement avec la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) connaissent au moins un épisode d’itinérance avant l’âge de 21 ans.11
30 à 40 %
des jeunes en situation d’itinérance au Canada s’identifient comme appartenant à la diversité sexuelle et de genre (DSG).12
+69 %
du nombre d'interventions liées aux besoins psychosociaux auprès des jeunes pour l'organisme RAP Jeunesse.
+76 %
des présences en accueil inconditionnel pour le Centre aide et prévention jeunesse de Lévis (CAPJ).
51 %
des jeunes au Canada ont signalé des problèmes interpersonnels comme raison de leur plus récente perte de logement.10

Ressources disponibles

Découvrez des organisations qui peuvent aider.

La Dauphine
La mission de La Dauphine consiste à prévenir l’itinérance et à éviter une détérioration de la situation des jeunes en difficulté, âgés de 12 à 35 ans, puis vise leur accompagnement dans l’appropriation de leur pouvoir d’agir .
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L’ADOberge Chaudière-Appalaches
L'ADOberge Chaudière-Appalaches offre un service d'hébergement temporaire pour les adolescent·e·s de 12 à 17 ans vivant des difficultés qui désirent entreprendre volontairement une réflexion et passer à l'action pour résoudre une situation problématique dans leur famille ou dans leur vie personnelle.
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Centre aide et prévention jeunesse (CAPJ)
Le CAPJ a pour mission d’accompagner les personnes dans leur parcours d’inclusion sociale. Son action s’articule autour de trois axes : prévenir l’exclusion, soutenir l’inclusion sociale et rétablir les conditions propices à un retour durable à l’inclusion.
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Maison Marie-Frédéric
La Maison Marie-Frédéric a comme mission principale d'héberger, de soutenir et d’accompagner les jeunes adultes en difficulté dans le développement d'apprentissages d'une triple forme d'autonomie: psychosociale, sociocommunautaire et socioprofessionnelle. Son axe d'intervention principal en matière d'autonomisation communautaire est l'hébergement en milieu de vie et successivement le maintien et la stabilité en logement avec accompagnement communautaire personnalisé et évolutif.
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Maison Richelieu Hébergement Jeunesse
La Maison Richelieu offre aux adolescentes vivant des difficultés personnelles, familiales et sociales de l'aide, de soutien et de l'accompagnement dans l'exercice du développement de leur pouvoir d'agir.
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SQUAT Basse-Ville
Le SQUAT Basse-Ville a la mission d’accueillir, d'accompagner et de soutenir les jeunes de 12 à 25 ans vivant un ou plusieurs aspects de l’itinérance. Grâce à leur approche, il prévient et diminue les conséquences négatives et favoriser le développement d’un sentiment d’affiliation sociale tout en respectant leur cheminement individuel.
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Une initiative de

Sources

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